Je m’adresse à vous au nom du groupe des ONG dont le rôle n’est pas de rajouter des chiffres et des statistiques à ce que les experts ont déjà fait, mais de se situer comme partie prenante, dire nos engagements et de rappeler fermement ceux des états et des organisations internationales.
Pour l’efficacité de nos travaux nous voudrions d’abord dissiper une idée reçue et dire que la désertification n’est pas d’abord l’avancée des dunes de sable et des déserts même si cette vision simpliste nous arrange. La désertification doit être comprise comme un processus de destruction progressive des ressources naturelles qui commence par les terres et qui détruit toute vie en mêlant causes et conséquences écologiques et socio-économiques ; la séparation avec les autres sujets traités à la CSD16 comme le la sécheresse, l’agriculture ou le développement rural est à cet égard peu pertinente. Mr le Président, pour prendre une image simple, la désertification c’est une lèpre de la terre qui ruine les patrimoines nourriciers et tout avenir.
Pour 37 % de la surface de l’Afrique, mais aussi pour l’Asie et l’Amérique latine et dans une moindre mesure l’Amérique du nord et l’Europe, la désertification appauvrit les terres, raréfie les ressources en eau, à quoi succèdent la baisse des productions agricoles qui engendrent elle-même la pauvreté économique, l’insécurité sociale, les conflits et au pire les trafics illicites et les migrations pour 2 milliards de personnes déjà parmi les plus pauvres de la planète. La lutte contre la désertification n’est pas une option ou un choix philosophique, mais la seule alternative possible pour éviter les scénarios de crise.
Cela ne signifie pas seulement mettre en oeuvre des techniques de lutte anti-érosives ou de gestion de l’eau, mais de prendre toutes les mesures pour le développement viable des populations concernées là où elles vivent et avec elles. Les zones arides ne manquent ni de potentiel, ni de ressources humaines, sur lesquelles il faut d’abord investir la confiance et l’argent sans céder à priori aux tentations risquées et aux mirages des recettes à la mode comme les agrocarburants ou les biotechnologies.
En 1992 à Rio les états ont mis sur pied la CCD qui a fêté ses dix ans en 2006, ratifiée par 193 pays- dont tous ceux ici présents qui s’est beaucoup payée de mots, de constats et de critiques pour masquer son peu d’engagement dans l’action y compris par son refus de créer un instrument financier approprié. Les pauvres ne seraient ils intéressants que dans les médias et les discours ? Ils ont jusqu’ici eu beaucoup de dignité et de patience.
Mr le Président, lors de la dernière Conférence des Parties de la CCD à Madrid, l’Espagne nous a réveillé en déclarant qu’elle était doublement frappée par les effets négatifs la désertification : d’une part sur un tiers de son territoire national et d’autre part par les migrations en provenance du continent africain. . Le flot de ces réfugiés écologiques est déjà estimé à 60 millions en provenance des seules zones arides d’Afrique d’ici 2020. Comme sont estimés à 4O milliards de dollars par an les pertes économiques mondiales liées à la désertification alors que les dernières prévisions sur le climat confirment l’accroissement de l’aridité et de la sécheresse sur des zones et des populations déjà vulnérables. Les cinq objectifs du nouveau plan stratégique à dix ans de la CCD sont donc pertinents et nous attendons des états leurs engagements à les mettre en oeuvre. Les ONG engagées dans ce chantier, et dont 800 d’entre elles sont accréditées auprès de la CCCD, ont prouvé qu’elles disposent de sérieuses valeurs ajoutées avec lesquelles elles souhaitent engager le dialogue pour un véritable Pacte du Développement des Zones Arides.
Mr le Président car il est désormais clair que si nous nous sommes peu occupés de la désertification, elle a déjà commencé à s’occuper de nous.
I am addressing you on behalf of NGOs whose role is not to add figures and statistics that experts have already done, but act as a stakeholder, telling our commitments and to remind firmly those states and international organizations.
To ensure the effectiveness of our work we would first like to dispel a notion and say that desertification is not primarily the advancing sand dunes and deserts even if this simplistic vision we want. Desertification must be understood as a process of gradual destruction of natural resources that begins with the land and destroyed all life by mixing causes and consequences ecological and socio-economic separation with the other issues dealt with the CSD16 as drought, agriculture and rural development in this regard is irrelevant. Mr President, to take a simple image, desertification is a leprosy of the earth that destroys the heritage and foster future.
For 37% of the surface of Africa, but also for Asia and Latin America and to a lesser extent, North America and Europe, desertification impoverishes land, scarce water resources, What successive decline in agricultural production which itself generate economic poverty, social insecurity, conflict and at worst illegal trafficking and migration for 2 billion people already among the world's poorest. The fight against desertification is not an option or a philosophical choice, but the only possible alternative to avoid crisis scenarios.
This does not only implement technical anti-erosion or water management, but to take all necessary measures for the sustainable development of affected populations where they live and with them. The arid does not lack potential, or human resources, on which we must first trust and invest money without yielding to the temptations priori risky and the mirages of revenue fashionable as ethanol or biotechnology.
In 1992 in Rio states have set up the CCD which celebrated its tenth anniversary in 2006, ratified by 193 countries-including all those here who has paid a lot of words, observations and critiques to hide his little 'Commitment in action including its refusal to create an appropriate financial instrument. The poor would be interesting that they in the media and speeches? They have so far been a lot of dignity and patience.
Mr President, during the last Conference of Parties to the CCD in Madrid, Spain we woke up saying it was doubly hit by the negative effects of desertification: on the one hand over a third of its national territory and secondly by migration from the African continent. . The flood of environmental refugees is already estimated at 60 million from only the arid regions of Africa by 2020. As are estimated at 4O billion per year worldwide economic losses related to desertification, while the latest forecasts on climate confirm an increase in aridity and drought areas and populations already vulnerable. The five objectives of the new strategic plan to ten years of the CCD are relevant and therefore we expect the states to their commitments to implement them. The NGOs involved in this project, and 800 of them are accredited to the RCC, have proved that they have serious added values with which they wish to engage in a genuine dialogue for Covenant Development Zones Badlands.
Mr President, as it is now clear that if we occupied little of desertification, it has already begun to deal with us.
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